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Un peu d'histoire...

 

Les Miacidés, qui vivaient au début de l'ère tertiaire, voici quelques 50 millions d'années, sont considérés comme les ancêtres communs aux chats et aux chiens.
Puis l'oligocène, de 37 à 25 millions d'années avant notre ère, vit apparaître le premier félin, Proailurus, à l'origine du chat et de tous les félidés actuels.
Ensuite au Miocène, entre 25 et 7 millions d'années, Les Proailurus firent place aux Pseudaelurus qui émigrèrent de l'Eurasie à l'Afrique, puis vers l'Amérique du Nord et se diversifièrent. Apparurent ainsi les Machairodus et leurs cousins les Smilodons.
Ces derniers, carnivores aux dents en forme de sabre, ont donné les Félidés modernes.
A partir de 5 millions d'années avant notre ère, les Félidés se sont divisés en 2 familles distinctes : Les Félinés (Petits félins) et les Panthérinés (Grands félins).
Apparues en Asie, ces 2 familles se sont ensuite disséminées un peu partout dans le monde, sauf en Australie et à Madagascar. Vivaient donc alors en Europe des Panthères et des Lions, différents des espèces modernes, un Guépard géant et un petit félin, le Lynx d'Issoire, ancêtre du Lynx boréal.
C'est en Italie, dans un gisement datant d'1,8 millions d'années, que l'on retrouve les premières traces de Felis Silvestris, notre chat sauvage actuel, descendant du Felis Lunensis.
L'hypothèse la plus communément admise veut que le chat domestique soit issu de la même espèce que le chat sauvage, au travers de croisements issus du Chat des forêts d'Europe (Felis Silvestris), du Chat ganté d'Afrique (Felis Libyca) et du Chat orné d'Inde (Félis Ornata).
C'est d'ailleurs cette dernière variété qui est considérée comme la plus proche de notre chat domestique (Felis Cattus).
Domestiqué depuis longtemps en Egypte, où il était déifié, entre autres, sous les traits de la déesse Bastet, Félis Ornata fût croisé avec Felis Libyca.
Le produit, ramené en Europe par les grecs et les romains, se croisa à son tour avec Felis Silvestris.
C'est de ces croisements, et des mutations dues à l'acclimatation ou à la sélection, que sont nées les différentes races que nous connaissons aujourd'hui.
On ne sait pas exactement à quel moment de notre histoire le chat a commencé à être domestiqué. On suppose qu'il a été attiré par les rongeurs qui dévastaient les réserves de céréales des premiers agriculteurs. Cet allié efficace a sans doute ensuite apprécié le confort des foyers et s'est laissé tenter par une plus complète cohabitation. Les exceptionnelles capacités physiques du chat, sa grâce et son élégance, le profond mystère de ses yeux, autant de facteurs qui ont contribué ensuite à prêter au chat une parenté divine dans toutes les civilisations.

EN ÉGYPTE
Jusqu'en 2001, on pensait que les chats avaient été domestiqués par les Égyptiens pendant l'Antiquité, mais la découverte des restes d'un chat aux côtés de ceux d'un humain dans une sépulture à Chypre repousse le début de cette relation au VIIe millénaire av. J.-C. (-7 000). La cohabitation des chats et des hommes est probablement arrivée avec le début de l'agriculture : le stockage du grain a attiré les souris et les rats, qui ont attiré les chats, leurs prédateurs naturels.On retrouve les premières traces de domestication du chat en Egypte, vers 3.500 ans avant notre ère. Il s'agit du chat ganté (felis libyca), ancêtre de notre chat domestique.
Une autre hypothèse soutient qu'il s'agirait plutôt du Chat orné de l'Inde (Felis ornata), dont le volume du crâne se rapproche davantage du chat actuel.
Il ne fallût que quelques siècles pour que l'homme apprécie les talents de prédateur de son allié et ne songe à le retenir près de lui. Du statut d'allié à celui de complice et d'ami, puis de déité, il n'y avait que quelques pas que cet habile félin s'empressa de franchir.
Très vite, il devint l'attribut de la déesse Bastet, divinité féminine du bonheur, elle-même souvent représentée sous les traits d'un chat. Considéré comme sacré, sa vie était protégée et se poursuivait au royaume de Râ, après sa mort terrestre. A Gizeh ou à Beni-Hassan, on a retrouvé plus de 300.000 momies de chat, parées pour l'éternité.

EN GRÈCE
Ce sont sûrement les marchands et marins grecs, qui commercèrent très tôt avec l'Egypte, qui introduisirent ce félin en Europe, sous le nom de ailouros («qui remue la queue»), puis à partir du IIe siècle avant notre ère, katoikidios («domestique»).. Rapidement, ses talents lui permirent de supplanter les belettes ou putois chargés de protéger les greniers et Aristophane cite même le fructueux commerce du chat, au marché d'Athènes.

A ROME
C'est avant tout l'esthétique du chat qui séduisit les romains et leurs artistes, qui l'avaient découvert en Grèce. Peintres et sculpteurs l'immortalisèrent, et de nombreuses mosaïques en gardent encore la trace. Le chat, symbole de la liberté, devint l'attribut de Diane, apparentée à l'époque à la déesse Bastet.
Il fallut attendre le 4ème siècle après J.C. pour que la disparition des cultes païens signe la fin de la divinité du chat, le ramenant à son rôle de chasseur de prédateurs.

EN ASIE
Les témoignages sur la domestication du chat en Asie remontent à près de 3.000 ans.
En Inde, il en est fait mention dans des textes sanscrits et dans les légendes où il est la représentation de la déesse Satsi. En chine, sous la dynastie des Han, où il était le compagnon des femmes puis, plus tard, celui des moines bouddhistes. Il est curieux de constater que la religion a toujours protégé les chats, sauf peut-être au Moyen-âge en Europe, où il fût associé aux cultes démoniaques.
Vers l'an 1000, le chat fût importé au Japon où la famille impériale l'adopta. Ce succès ne s'est jamais depuis démenti.

EN EUROPE
On doit probablement l'implantation du chat en Europe Méridionale et du Nord aux légions de Jules César. Là encore, ce sont les moines qui en ont compris les premiers l'utilité, lui confiant le rôle de gardien de leurs récoltes. Il devint également l'attribut de nombreux saints. De nombreux foyers l'adoptèrent et il gagna rapidement sa place d'auxiliaire de l'homme, au même titre que le chien ou le cheval.
Ce statut privilégié dura de nombreux siècles, conforté par le rôle essentiel du chat lors des grandes invasions de rats que connût l'Europe.
Puis, au début du 13ème siècle, il fut "trahi" par l'Eglise, en raison des cultes païens qui l'associaient à Freya, déesse nordique de la fertilité. On assista alors à une période noire, au cours de laquelle le chat fût pourchassé, persécuté et sacrifié, souvent d'horribles façons.
Il fallut attendre la Renaissance, et la fin de l'Obscurantisme, pour que le chat retrouve enfin sa quiétude et gagne même, dès le début du 17ème siècle, une place prépondérante auprès des artistes, de la bourgeoisie et de l'aristocratie, en qualité d'animal de compagnie.
Ce sont les Anglais qui, au 18ème siècle, se passionnèrent pour ce félin au point d'en commencer la sélection et les expositions.

On compte aujourd'hui 36 espèces de Félidés, réparties sur tous les continents sauf l'Australie.

Voici quelques exemples de ceux que l'on considère comme les plus proches de nos chats domestiques:

EUROPE
- Le Chat Sauvage (ou Chat Forestier, Chat Sylvestre, Felis Silvestris Silvestris)


Il vit dans les forêts d'Europe centrale et méridionale. De la taille d'un renard, sa fourrure est tabby brun-roux, et sa queue annelée est en forme de massue.

ASIE
- Le Manul (ou Chat de Pallas)


Il vit en Asie centrale, en Chine occidentale et en Russie de l'Est. Sa robe est grise et son poids atteint de 3 à 5 Kg.

- Le Chat du Bengale


Il vit en Asie du Sud-Est, en Sibérie, au Tibet et en Chine. D'un poids moyen de 5 Kg, sa robe ressemble à celle de la panthère.

- Le Chat des Déserts de Chine
Il vit dans les steppes de Mongolie et on le rencontre en montagne, jusqu'à 3.000m d'altitude. Sa robe est pâle, avec des rayures peu prononcées.

- Le Chat des Steppes
Il vit dans les régions désertiques du Sud de l'Asie. Sa robe est Tabby fauve clair.

- Le Chat Doré ou chat deTemminck

Il vit en Chine du Sud et en Inde, dans les forêts et les montagnes de basse altitude.
Son poids dépasse facilement les 10 Kg.

- Le Chat Marbré

Il vit surtout en Birmanie, au Népal et à Bornéo. De taille moyenne, mais possédant de longues pattes, c'est un chasseur d'oiseaux redoutable. Il adore vivre dans les arbres, près d'un point d'eau. Sa robe ressemble à celle de la panthère.

- Le Chat Pêcheur ou Chat Viverrin

Il vit en Indonésie, dans le Sud de la Chine et au Pakistan. Comme son nom l'indique, ce gros chat au pelage fauve tacheté se nourrit essentiellement de poisson.

- Le Chat à Tête Plate


Il vit en Malaisie. Assez petit, il a les pattes et la queue courtes, une robe brun argenté. Il adore vivre près de l'eau et se nourrit aussi bien de poisson que d'oiseaux ou de petits rongeurs.

- Le Chat d'Iriomote


Il vit au Japon et on ne le connaît que depuis une quarantaine d'années. Petit, la robe tachetée, il a une tête allongée. Très discret dans son miaulement, il adore chasser la nuit.

- Le Chat Rouilleux ou Chat Rubigineux


Il vit dans les régions herbeuses le sud de l'Inde. Plus petit que notre chat domestique, sa robe rousse tachetée est rayée de brun.

- Le Chat Bai


Il vit à Bornéo et se distingue de ses congénères locaux par une robe uniforme. Il se nourrit principalement d'oiseaux.
Poids : 3 à 4 Kg.

- Le Chat Chaus


Il vit en Inde mais on le rencontre jusqu'en Thaïlande, où il s'est spécialisé dans la chasse au canard. Ce grand chat vivait auparavant en Afrique.

AFRIQUE

- Le Chat Ganté
Petit félin commun dans toute l'Afrique, il porte une robe tabby sur fond jaune. Il chasse la nuit et se domestique assez facilement.

- Le Chat Doré d'Afrique


Il vit dans les forêts du Congo. De taille moyenne, sa robe est brun doré.

- Le Chat à Pieds Noirs


Il vit dans les déserts, en particulier celui du Kalahari, où il se nourrit de petits oiseaux et de serpents. Petit, bas sur pattes, sa belle robe fauve est marquée de noir.

- Le Chat des Sables


Il vit principalement dans les déserts d'Afrique et du Moyen-Orient. Son pelage très peu rayé lui permet de bien s'adapter à son environnement.

AMÉRIQUE
- Le Jaguarondi


Il vit en Argentine, au Paraguay et au Mexique, près des points d'eau où il se nourrit de poisson. Son allure générale le fait ressembler à une mangouste.

- Le Margay


Il vit principalement au Mexique et en Argentine. Malgré un poids moyen de 9 Kg, il est bon grimpeur et bon nageur. Sa magnifique robe lui vaut malheureusement d'être chassé malgré l'interdiction.

- Le Chat de Geoffroy


On le rencontre de la Bolivie jusqu'en Patagonie. Il vit dans les arbres et chasse la nuit. Robe tabby gris-brun.

- Le Kodkod


Il vit dans les régions andines où il chasse en meute. Ses oreilles sont touffues comme celles des Lynx.

- Le Chat des Andes


Il vit dans les Andes, entre le Chili et le Pérou. Sa robe gris-brun argenté, très fournie, lui permet de fréquenter les hauts sommets, jusqu'à 5.000m.

- Le Colocolo


Il vit dans les pampas ou les régions forestières du Brésil et de la Patagonie. Sa longue robe est couleur paille.

- Le Chat des Pampas
Il vit surtout dans les arbres et chasse la nuit. Robe brune mouchetée.

- Le Chat-Tigre


Il vit principalement en Argentine et les régions voisines. C'est le modèle réduit de l'Ocelot, pesant 2 à 3 Kg.

 

 

 

Historique du mot chat

L' 'origine du mot "chat" demeure controversée:

En Égypte, où débute sa domestication, celui-ci est appelé "myeou", de toute évidence, une onomatopée de son miaulement. On pense que le Mau Egyptien tire son nom de cette ancienne appellation.Toutefois, la femelle porte le nom de "techau", nom que l'on retrouve gravé au pied des statuettes funéraires placées dans les tombes des femmes. À partir de ce terme, découle l'appellation de "chaus". Cette appellation a persisté puisqu'un grand chat sauvage d'Égypte et d'Asie est ainsi nommé.

Lorsque les grecs découvrent le chat, ils lui attribuent le nom d' "ailouros" («qui remue la queue»), puis à partir du IIe siècle avant notre ère, "katoikidios" («domestique») et enfin de "galé", . À Rome, le chat sauvage est dénommé "felis", sans doute dérivé de "Feles" qui signifie voleur, chapardeur... Allez savoir pourquoi? Ce terme prendra plus tard toute son importance dans notre langue (Félins, Félidés, ...).

Au IVe siècle après J.-C, apparaît, dans le latin "corrompu" du Moyen-Âge, le terme "cattus". Ce terme semble avoir été emprunté à une langue africaine ou orientale puisque le chat est appelé "kadis" par les Nubiens, et "gato" par les Syriens.
C'est ce terme qui servira ensuite de base à l'ensemble du vocabulaire européen: le Cat anglais, le Gato italien, le Katze allemand, le Kat néerlandais, le Katt norvégien ou suédois,...

Ce n'est qu'à partir du 12ème siècle (1ère mention dans un manuscrit en 1175) que le mot "CHAT" apparaît dans le vocabulaire francophone.Ainsi, notre "Félis catus" a porté bien des noms avant d'en arriver là!

Il est curieux de constater que ce n'est que beaucoup plus tard (18ème siècle) qu'apparurent dans la littérature et le vocabulaire courant tous les autres dérivés du mot Chat, à commencer par Chatte, Chaton, Chatière, etc.