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Les parasites externes

 

Les insectes

Les puces
Nuisibles pour votre compagnon préféré, elles font partie de la famille des insectes. Leur "saison" s'étend de début mai à fin novembre. Elles se nourrissent du sang de l'animal qu'elles parasitent (une puce pique environ 10 fois par jour et ingère jusqu'à 15 fois son poids en sang !). Leur salive peut provoquer une réaction allergique accompagnée d'un grattage violent. Cette réaction est appelée DAAP (dermatite allergique aux piqûres de puces). Par ailleurs, elles peuvent transmettre un parasite intestinal: le Dipylidium. Les puces qui parasitent les chats sont, dans la majorité des cas, des Ctenocephalides felis. Occasionellement elles peuvent piquer l'homme.
Une femelle pond 50 oeufs par jour pendant plus de 100 jours ; ces oeufs tombent en général sur le sol, dans les endroits fréquentés par les animaux (fentes de parquet, moquette, coussins...). Ainsi, lorsque votre chat est infesté par les puces, il faut dans un premier temps nettoyer votre maison (passage de l'aspirateur, lavage des coussins et autres tissus pouvant avoir accueilli des puces) et ensuite traiter votre animal (et vos autres animaux tels les chiens) avec les traitements adaptés à chacun d'eux (colliers, pulvérisateurs, pipette, etc...).
La plupart des propriétaires d'animaux mettent en cause les puces lorsqu'ils observent leur animal se gratter mais les démangeaisons peuvent avoir différentes origines. De par leur petite taille, les puces sont difficilement détectables. Lors d'une infestation massive vous êtes capable de les voir lorsque vous examinez de près votre animal, principalement autour de la base de la queue. La meilleure façon d'objectiver une infestation par les puces est d'observer leurs déjections sous forme de petits grains noirs dans les poils de l'animal. Après avoir peigné le pelage de votre félin, appliquez un coton ou un morceau de papier humide sur le peigne. Si le coton ou le papier prennent une couleur rouge/brune, votre animal a des puces.
Il est nécessaire de « briser » le cycle de reproduction de la puce pour prévenir une réinfestation. Il existe sur le marché différents produits permettant d’éliminer ces parasites et ce sous des formes variés (pipette, spray, collier,…). Il faut cependant vérifier que le produit utilisé est bien adapté à votre animal (femelle gestante) et à son âge. Votre vétérinaire se fera un plaisir de vous donner plus d'information sur tout autre aspect du traitement de ces parasites et du choix du vecteur retenu (collier à éviter pour un chat qui sort…)

Les acariens

En dehors des insectes, puces et plus rarement poux, les chats peuvent être infestés par des acariens. Cinq acarioses sont ainsi observées chez les félins :
l’infestation par les tiques,
la trombiculose (aoûtats),
la cheyletiellose,
la gale notoèdrique,
la gale des oreilles.
Elles n’ont ni la même importance, ni la même fréquence.

Les tiques
Les tiques font partie de la famille des acariens. Elles se fixent sur la peau des mammifères (chats, chiens et même hommes)et se gorgent de sang.
Les tiques se trouvent dans les hautes herbes, les broussailles, les bois. Elles sont responsables de la transmission de maladie telles que la piroplasmose, l'hemobartonellose féline et la maladie de Lyme (transmissible aussi à l'homme).
Il existe des traitements préventifs (insecticides-acaricides à activité rémanente), fortement conseillés pour les chats ayant accès à l'extérieur mais qui doivent être adaptés à chaque cas (animal sortant ou pas, femelle gestante, chaton,..).. Lorsque votre compagnon est déjà "infesté", il faut les enlever le plus vite possible et iIl existe à cet effet des "pinces à tiques" qui permettent de retirer les tiques très facilement, si on les "endore" à coup d'éther et qu'on s'y prend avec un minimum de douceur afin d'éviter de laisser la tête de cet acarien sous la peau de votre animal. L’application d’un acaricide permet également de les faire" tomber".
Les tiques ne transmettent pas, en France, de piroplasmes aux chats, en revanche, elles peuvent inoculer une bactérie, Haemobartonella felis, responsable de fièvre et d’anémie. Elles entraînent parfois l’apparition d’ulcères ou de granulomes inflammatoires (nodules) à l’endroit de la fixation.

La trombiculose
Elle n’est pas spécifique du chat et touche également le chien, l’homme et parfois les chevaux.
Il s’agit de l’infestation par les larves d’aoûtats (Trombicula autumnalis) qui, comme leur nom l'indique, apparaissent au mois d'août. Les acariens adultes vivent libres sur les prairies ou dans les jardins. Les larves sont histophages, se nourrissent du tissu cutané et vont se fixer sur les mammifères pour y planter leur rostre et se nourrir.
Elles atteignent une taille de 500 μm environ. Elles sont agglutinées et donnent un aspect de poudre orange visible à l’oeil nu. Elles entraînent un prurit important dans certaines zones où elles se fixent préférentiellement (dédoublement de l’oreillon et espaces interdigités) et provoquent de fortes démangeaisons.
Le diagnostic est aisé par l’observation de cette ‘’poudre orange’’, puis la visualisation microscopique des larves.
L’application locale et renouvelée d’un acaricide permet de les éliminer, la majorité des traitements adaptés pour les tiques et les puces, l'étant également pour les aoûtats. Le mode de traitement en spray est à conseiller pour atteindre avec plus de précisions les zones infestées.



La cheyletiellose
Elle touche surtout les jeunes et fait suite à la présence et à la multiplication sur la peau d’un acarien, Cheyletiella blackei.
Elle s’observe essentiellement en élevage, où les acariens survivent plusieurs semaines sur le sol. Ils vont entraîner une irritation cutanée se traduisant par l’apparition d’un prurit d’intensité variable, et surtout de nombreuses squames (pellicules) dans le pelage, généralement en position dorsale.
Le diagnostic fait suite à l’observation des cheyletielles ou de leurs oeufs à partir d’un prélèvement de poils, d’un raclage cutané superficiel ou d’un scotch-test, observés au microscope.
La prévention passe par le traitement de tout nouvel animal introduit dans un effectif vis-à-vis des ectoparasites. Les adultes deviennent fréquemment des porteurs sains ou à symptomatologie peu marquée.
Le traitement nécessite l’application, souvent répétée, d’un acaricide sous forme de lotion ou de sprays.
Les cheyletielles peuvent infester les humains et provoquer des démangeaisons ainsi que l’apparition de papules (boutons rouges), le plus souvent sur les membres antérieurs ou le thorax.

La gale des oreilles
Elle est due à la présence et à la multiplication dans le conduit auditif externe d’un acarien, Otodectes cynotis, mesurant environ 350 à 500 μm.
Ce dernier infeste tous les carnivores : chats mais aussi chiens, furets.... Il survit peu dans le milieu extérieur et se transmet par contact entre chats. Il est le plus souvent transmis par la mère. L’otite n’apparaît qu’après 2 ou 3 semaines.
Elle se caractérise par un prurit intense, le chat pouvant se griffer violemment le dessus des oreilles en voulant se soulager.
Le conduit auditif est rempli d’un abondant cérumen noirâtre assez sec.
Le diagnostic se fait par examen du cérumen et observation microscopique des oeufs, larves et adultes.
Le traitement repose sur l’application dans les deux conduits auditifs d’une spécialité contenant un acaricide. Il n’y a pas de prophylaxie, exceptée la surveillance de l’état sanitaire des reproducteurs, puis la surveillance des oreilles des chatons.


La gale de la tête

Parasitose exceptionnelle en France, elle est due à la présence et à la prolifération d’un acarien dans la couche cornée de l’épiderme, entraînant une vive inflammation cutanée qui se traduit par un prurit très intense et une hyperkératose (peau épaissie, noirâtre, plissée, dépilée et croûteuse). Les lésions débutent sur la face puis s’étendent à l’encolure et aux flancs. L’état général s’altère progressivement, l’animal peut en mourir.
Le diagnostic repose sur la mise en évidence des Notoedres à partir d’un raclage cutané profond et un traitement acaricide doit être rapidement mis en place.

Les champignons

Les mycoses
 
Ce sont des champignons transmissibles au chien et à l’homme, très courants chez les chatons et les races de chats à poils longs. Ils causent des lésions importantes de la peau. Il faut donc traiter votre chat rapidement.


La teigne (dermatophytose)
La teigne est une mycose contagieuse qui représente une des dominantes pathologiques au sein des collectivités félines avec d’autres affections comme le coryza, la PIF…
Cette maladie est due à la présence et à la multiplication de champignons filamenteux microscopiques du groupe des Dermatophytes à la surface des poils.
Plusieurs espèces sont susceptibles de provoquer une teigne, mais dans plus de 9 cas sur 10, elle est due à Microsporum canis. Ces champignons, les éléments infectants étant les spores, atteignent la robe du chat en formant des taches pelées, essentiellement localisées sur la tête, les oreilles, les pattes et le dos. Les poils parasités sont rongés à leur base ; ils deviennent très fragiles et se cassent. On trouve des pellicules dans la fourrure du chat. La lumière ultraviolette (longueur d’onde comprise entre 330 et 365 nm) émise par la lampe de Wood confirme le diagnostic, car le champignon est fluorescent. Le vétérinaire peut aussi prélever, pour les examiner au microscope, des poils et de petits lambeaux de peau contaminée. Le traitement, de longue durée, s’effectue à l’aide de lotion fongicide, de crèmes ou de comprimés. Plusieurs mois sont nécessaires pour débarrasser votre chat de ces champignons. Il faut vérifier soigneusement que les autres animaux de la maison ne sont pas atteints car il faudra les traiter également. Désinfectez les écuelles et les paniers. Portez des gants pour traiter votre chat et ne laissez pas vos enfants jouer avec lui avant qu’il ne soit complètement guéri.
Les moyens de prévention de la teigne du chat sont assez limités.

Actuellement, la façon la plus simple de protéger un animal indemne est de s’assurer qu’il ne rentre pas en contact avec un animal infecté. Cette mesure, en apparence assez simple, se heurte à deux problèmes majeurs.
D’une part, le chat peut très bien côtoyer des animaux errants qui échappent à tout contrôle sanitaire, d’autre part, il est parfois difficile d’identifier les animaux susceptibles de transmettre la teigne. Certains chats sont ainsi qualifiés de porteurs asymptomatiques.
Tout regroupement d’animaux d’origines diverses doivent être considérés comme un risque de contamination.
Il ne faut pas oublier que la teigne peut être transmise par l'intermédiaire d’un environnement souillé. L’utilisation régulière de l’aspirateur permet d’éliminer une bonne partie des spores.
Le traitement "curatif" des chats se divise en un traitement topique et un traitement systémique:
Le traitement topique, local, consiste à baigner les chats dans une solution antifongique une à deux fois par semaine.
Cette pratique est une des clés de la réussite thérapeutique.
Le choix du produit antifongique systémique doit se faire après avoir étudié judicieusement le profil des animaux à traiter (race, âge, statut physiologique…)
La tonte des animaux peut être préférable pour gérer la maladie en collectivité. Toutefois, cette tonte doit être réalisée dans une pièce isolée facilement désinfectable pour éviter de surcontaminer l’environnement. Elle devra se faire de manière très précautionneuse pour éviter tout microtraumatisme qui faciliterait alors une extension des lésions.
Dans le protocole de lutte contre la teigne en chatterie, le traitement de l’environnement est obligatoire .
Il consiste d’abord à se débarrasser de tout le matériel inerte « indésinfectable » contaminé (moquettes…).
Il débute par un traitement local par application de solution antifongique (énilconazole, eau de Javel diluée à 0,5%...) après avoir nettoyé les lieux de couchage ce qui pose souvent problème pour les chatteries de type "familial" pour lesquelles ces assainissements sont souvent difficilement réalisables avec efficacité.
La teigne est transmissible à l’Homme !

 

En résumé, les parasites externes transmissibles à l'homme (zoonoses) sont surtout les puces et la teigne et, dans une moindre mesure, la cheyletiellose et les tiques.


Allergies et eczémas

Les allergies
Il est fréquent que les démangeaisons soient dues à une allergie. Le réflexe du chat est de lécher et de mordiller les zones atteintes, ce qui ne fait qu’empirer la situation car elles s’enflamment davantage. Le chat peut être allergique à des substances inhalées, telles que la poussière ou certains produits alimentaires; il peut également l'être aux piqûres de puces ou à des colliers anti-puces. Il faut dès lors effectuer des test sanguins et utiliser des produits hypoallergéniques. Le traitement va dépendre du type d’allergie dont le chat est atteint et peut nécessiter la prescription d’anti-inflammatoires, d’antihistaminiques ou encore de revoir son alimentation.

Les eczémas
Les eczémas et les dermites nerveuses sont assez fréquents chez les chats. La sédentarité, le régime alimentaire, des perturbations hormonales et l’hérédité sont des causes possible. L’obésité et la castration accentuent les risques. En appartement, le chat de compagnie est souvent trop nourri et se dépense peu. L’élimination des toxines est alors insuffisante. Le signe principal de d’eczéma est le prurit (souvent sur le dos). Le poil est rare, la peau devient sèche et rougeâtre. En se léchant, le chat augmente le mal, qui va se répandre. Le traitement est le même qu’en cas d’allergie.

Les traitements antiparasitaires

Il est vraiment facile de confondre une parasitose avec une autre. Donc quand un chat a une irritation de la peau ou se gratte beaucoup, le plus simple et le plus inspiré est de consulter un vétérinaire, qui identifiera la cause du problème et prescrira le traitement adapté.
Même s'ils sont en vente libre, l'administration d'antiparasitaires à propriétés insecticides n'est donc pas un geste anodin.
Il faut donc veiller à:
bien lire la notice,
ne jamais surdoser les produits ( à adapter en fonction du gabarit du chat),
faire en sorte que l'animal ne se lèche pas (ou ne soit pas lèché par ses congénères) dans les quelques heures suivant l'application.
Pour les chatons de moins de 3 mois et pour les femelles gestantes et allaitantes, prendre conseil auprès de votre vétérinaire.
Tous ces produits ont un effet rémanent, c'est-à-dire qu'ils restent actifs pendant une période plus ou moins importante.
Globalement, les différents "spots-on" ont une rémanence pour une durée minimale d'un mois, raison pour laquelle il est conseillé de les appliquer mensuellement.

Ne pas mélanger chiens et chats !!!

Note : Si vous possédez un chien (ou plusieurs) et un chat (ou plusieurs), faites très attention à l'utilisation des produits antiparasitaires. Les produits adaptés aux chiens ne sont pas forcément adaptés aux chats. Le cas inverse est vrai aussi. Votre animal peut réagir de façon très violente (convulsions, fièvre, tremblement) si un produit non adapté lui est administré.
Les mêmes molécules ne sont pas toxiques pour les mêmes animaux. Ainsi, une molécule utilisée très fréquemment dans les anti-puces (mais aussi dans les shampoings) pour chiens, la perméthrine, est extrêmement toxique pour les chats. De ce fait, par précaution, si on a un chien et un chat très copains, il peut être préférable d'éviter d'utiliser un produit à base de perméthrine sur son chien.
Le lindane, une autre molécule utilisée dans des shampoings anti-puces pour chiens est également toxique pour les chats.
Dans le même ordre d'idées, les produits chats ne peuvent pas être utilisés sur tous les animaux.
Enfin, même quand même elles utilisent le même principe actif, on évite d'utiliser les pipettes pour chiens sur les chats, étant donné qu'elles contiennent généralement des doses plus élevées (risques de surdosage).