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Vaccination

Le principe de la vaccination

Le principe de la vaccination est de stimuler les défenses de l’organisme et d’entretenir cette protection grâce à des injections de rappel. C’est donc une façon de prévenir des maladies souvent mortelles et qui ne peuvent être traitées une fois présentes.
Les vaccins pour les chats agissent exactement de la même façon que les vaccins pour les humains. Les chercheurs ont réussi à modifier certains virus de façon à les rendre incapables de provoquer la maladie. Lorsqu'un de ces virus rendus inoffensifs est administré à votre chat, ce dernier répond par la production d'anticorps. Ces anticorps circulent dans le sang de l’animal et le protègent contre l'infection. La vaccination repose donc sur une idée toute simple : on va mettre à profit le fait qu’il existe une « mémoire » immunologique et simuler une infection naturelle via un agent infectieux sous forme inoffensive de façon à ce que le système immunitaire apprenne à le reconnaître spécifiquement et soit prêt à le combattre quand il apparaîtra sous sa forme « virulente ».
Cependant, une vaccination de rappel doit être administrée annuellement pour que votre chat continue de bénéficier de cette protection tout au long de sa vie.
La vaccination est une médecine préventive puisque l’on ne vaccine que des animaux en bonne santé et son objectif est d’induire l’immunisation statistiquement probable d’un sujet contre une ou plusieurs maladies.

Pourquoi vacciner

Plusieurs graves maladies infectieuses du chat peuvent être prévenues par la vaccination. Compte tenu de l’importante population féline, il y a de fortes probabilités pour que votre chat soit exposé un jour ou l’autre à une maladie infectieuse. Même vos compagnons gardés à l’intérieur sont susceptibles d’entrer en contact avec des virus présents dans l’air, la poussière ou sur des vêtements. La vaccination protège, à peu de frais, et permet d’éviter des traitements coûteux ou même la mort prématuré de votre chat.
De plus, la législation impose cette médecine de prévention quand vous vous déplacez avec votre animal dans votre pays et à fortiori dans un pays étranger.

Il convient de préciser que lors de leur naissance, les chatons reçoivent de leur mère une immunité contre certaines maladies.
En effet, dans les premières heures de leur vie, les chatons tètent un "lait particulier" : c'est le colostrum. Ce dernier contient des anticorps la mère, que les petits nouveaux-nés ont la capacité d'intégrer à leur organisme durant leurs premières heures dans ce monde. Pour les premières semaines de leur vie, ces anticorps maternels assureront leur défense immunitaire « par intérim ». La protection colostrale a une durée plus ou moins étendue. Cela dépend, par exemple, de la quantité de colostrum qu'ont ingéré les chatons (portée nombreuse ou bébé unique, mamelles peu généreuses...) ou de l'exposition ou non à tels agents infectieux. En outre, cela dépend aussi des germes (la protection colostrale est généralement plus courte pour l'herpèsvirus que pour les calicivirus, par exemple). Bref, chaque situation est différente...
En moyenne, les taux d'anticorps maternels commencent à descendre à partir de 4 semaines, le système immunitaire des chatons se mettant à prendre le relais. Les anticorps de maman disparaissent progressivement à partir de 1 mois, ils sont quasi-absents quand le chaton a 2 mois ½ et en tout état de cause, les anticorps colostraux ont intégralement disparu entre le 4° et le 5° mois du chaton. La primo-vaccination, c'est donc tout l'art de prendre le relais au bon moment...
Administrés trop tôt, les vaccins seront neutralisés par les anticorps maternels sans permettre d'immunisation (et, réciproquement, neutraliseront au passage une bonne partie de ces anticorps intérimaires qui servent de protection au chaton).
Administrés trop tard, le trou immunitaire des chatons sera prolongé (le trou immunitaire est cette période sensible où les chatons ne sont plus ou plus assez protégés par les anticorps maternels sans qu'ils ne fabriquent encore suffisamment d'anticorps par eux-mêmes ni que l'immunité vaccinale soit encore en place .


Contre quelles maladies vacciner

Des autorisations de mise sur le marché ont été délivrées en France (pour les autres pays, vous renseigner auprès de votre vétérinaire) pour des vaccins mono - et/ou multivalents permettant de prévenir chez le chat cinq maladies virales : la rage, la panleucopénie, la calicivirose ; l'herpèsvirose et la leucose - et une maladie bactérienne : la chlamydophilose.
D'un point de vue pratique, avant de vacciner un animal, deux points sont à vérifier: la maladie est présente ; le chat est -ou sera- exposé à cette maladie. Si la vaccination s'avère nécessaire, le praticien aura la possibilité de choisir, parmi les spécialités disponibles, celle qui, en raison de ses spécificités (indications, conditions d'emploi, innocuité, durée d'immunité,…) répond le mieux aux besoins de l'animal, en se référant éventuellement aux informations apportées par le RCP (résumé des caractéristiques du produit).

La rage
La rage est la seule maladie féline qui soit l'objet d'une épidémiosurveillance et étant transmissible à l'homme, la vaccination antirabique est strictement réglementée. La France (pour les autres pays, voir législation en vigueur) est très officiellement déclarée exempte de rage depuis 2001. Par conséquent, le vaccin antirabique est optionnel pour les chats casaniers.
Pour circuler à l'intérieur de l'Europe, votre compagnon doit être vacciné contre cette maladie (vaccination indiquée d'ailleurs dans son passeport européen ET via un formulaire cerfa pour rentrer en France). Il est considéré comme protégé un mois après l'injection.
Mais pour 4 pays européens (Royaume-Uni, Irlande, Suède, Malte), il faut en plus un titrage antirabique agréé, avec possibilité de quarantaine (autant oublier tout de suite les vacances en Angleterre avec votre Coon !) L'harmonisation européenne devrait peut-être mettre fin à cette situation.
Bref, avant un déplacement à l'étranger avec son chat, mieux vaut se renseigner et prévoir à l'avance (un mois) son vaccin contre la rage et/ou son éventuel titrage. Il est utile de préciser que pour les mêmes vaccins, les intervalles de rappel peuvent fluctuer d’un pays à l’autre.
Pour rappel, la rage est une infection mortelle du système nerveux qui s'attaque à tous les animaux à sang chaud, y compris les humains La rage peut se transmettre par morsure de l'animal infecté. Même, les chats gardés à l'intérieur peuvent entrer en contact avec un porteur de rage dans une cave, un garage ou un grenier (contamination possible par des chauves-souris infectées par le virus EBL (European bat Lyssavirus)). Comme il n'existe aucun traitement contre cette maladie, seule la vaccination peut protéger votre animal de compagnie.

Le typhus (ou panleucopénie féline)
Typhus veut dire "prostration" et panleucopénie "perte globale des globules blancs".
Cette maladie, due à un Parvovirus (FPLV), est très contagieuse, souvent mortelle, surtout chez les chatons. Elle se caractérise par une forte fièvre, des diarrhées, des vomissements et une forte déshydratation. Elle n’est pas transmissible à l’homme, ni aux autres animaux. Le virus responsable de cette maladie est très résistant et ne réagit pas efficacement aux médicaments ; la vaccination reste donc la meilleure arme contre le typhus. Un chat atteint a une gastro-entérite aiguë (ses cellules intestinales sont progressivement détruites et il ne peut plus absorber les nutriments de son alimentation). Il est généralement prostré. D'autre part, ses globules blancs disparaissent peu à peu, de sorte que le chat n'a plus de défenses immunitaires.
Très efficace, le vaccin contre le typhus empêche que votre coon soit infecté et constitue donc la meilleure protection contre cette maladie. La valence typhus fait partie des vaccins essentiels, "à faire automatiquement" à nos compagnons poilus, qu'ils aient accès à l'extérieur (où ils pourraient rencontrer des animaux infectés) ou non.
Ce virus a en effet la particularité d'être extrêmement résistant à l'air libre (plusieurs mois !) et les contaminations indirectes sont donc possibles.
Les vaccins contre cette maladie sont disponibles en association avec d'autres vaccins félins.
Loin d'avoir disparu, elle persiste dans les populations félines et explose périodiquement dans les collectivités au statut sanitaire douteux. Les chats guéris peuvent excréter le virus plusieurs semaines à plusieurs mois, et ce dernier peut persister dans l'environnement de très nombreux mois et être facilement véhiculé par des objets contaminés. Les épizooties, favorisées par la surpopulation et le statut sanitaire déficient, sont surtout rencontrées dans certaines population félines, notamment les refuges où aboutissent les chatons non désirés et/ou abandonnés, à l'immunité souvent médiocre du fait de carences diverses et de l'absence de vaccination. La panleucopénie féline fait donc partie des valences essentielles dans les protocoles vaccinaux des chats, La vaccination est vitale dans les collectivités, en particulier celles dans lesquelles les mouvements d'animaux sont importants. Elle se justifie donc dès la 8è` semaine, mais dans des environnements à risque, il peut être indiqué de la renouveler au-delà de 16, voire 20 semaines d'âge afin d'améliorer les chances d'immunisation en évitant tout risque d'interférence avec les anticorps maternels. La majorité des vaccins sont dits à « virus vivants atténués ».


Le coryza est maladie affectant l’ensemble des voies respiratoires du chat. Elle est rarement mortelle mais est très handicapante pour l’animal. Elle se traduit par de la fièvre, des écoulements nasaux, des ulcères de la bouche, des conjonctivites infectieuses et un manque d’appétit. Si le chat n’est pas traité à temps, il peut s’affaiblir très rapidement et mourir.
En fait, le terme « coryza » ne désigne pas une seule maladie infectieuse, mais plusieurs, dont il décrit les symptômes. Le « syndrome coryza » est la maladie la plus fréquente chez le chat (un peu comme le rhume pour nous) et peut être d'origine virale ou bactérienne. Ses principaux agents, qui peuvent être impliqués seuls ou en tir groupé dans une crise de coryza, sont :
- l'herpès virus félin
- les calicivirus félins
- la chlamydia (bactérie)
- la bordetella (bactérie)

Le vaccin coryza protège votre coon des attaques des différents agents viraux mentionnés ; herpèsvirus et calicivirus qui sont, à eux deux, responsables de la majorité des infections de type coryza.
Parce qu'il s'agit de virus très contagieux et très fréquents dans la population féline et que les symptômes peuvent être graves en l'absence de protection vaccinale, le vaccin coryza fait partie des vaccins "essentiels", à faire quelles que soient les conditions de vie du chat, et ce, même si il ne permet pas d'empêcher l'infection, mais seulement de réduire les effets de la maladie ( il minimise fortement l'intensité des symptômes tout comme l'excrétion des virus, période de contagion).
Autrement dit, dans la protection de votre compagnon, le vaccin coryza, s'il est essentiel, n'est pas à lui seul l'unique défense de nos chats et ne remplace ni hygiène, ni choix de mode de vie (un chat qui a accès à l'extérieur sera très probablement exposé à l'herpès virus et/ou aux calicivirus et ses vaccins lui permettront "seulement" d'être peu ou modérément infecté).

Enfin, il existe quelques autres agents. Le plus connu, parce qu'assez fréquent, est une bactérie, la Bordetella, qui, outre les symptômes classiques du coryza, peut être associée à une toux (il existe d'ailleurs un vaccin aux Etats-Unis, qui n'a pas d'autorisation de mise sur le marché en France car d'efficacité assez controversée, d'autant que cette bactérie n'est pas toujours très virulente chez le chat, à la différence du chien ("toux du chenil").

La calicivirose
Les Calicivirus félins sont des virus qui provoquent des symptômes semblables à ceux du rhume comme la fièvre et l'écoulement nasal et peut également entraîner une perte d'appétit.
Outre des écoulements nasal et oculaire, la calicivirose s'accompagne aussi d'une irritation buccale (gingivite, ulcérations).
On estime que 15 à 20% des chats infectés par des calicivirus restent porteurs chroniques. Ils peuvent excréter le virus et, par conséquent, le transmettre à leurs congénères. Ce statut d'excréteur peut perdurer pendant plusieurs mois, voire années, voire à vie.
La particularité de cette famille de virus est leur capacité élevée à muter, de sorte qu'il en existe énormément de souches diffèrentes (un peu comme le virus de la grippe chez l'homme).
Certaines souches de calicivirus sont plus virulentes que d'autres. Ainsi, la calicivirose peut se présenter sous d'autres symptômes qu'un seul coryza : pneumonie, mais aussi arthrite, problèmes digestifs, affaiblissement général et syndrome hémorragique fébrile, lequel est caractérisé par des œdèmes sur les membres et la tête, des ulcérations sur la peau, une forte fièvre, des difficultés à respirer. Ce syndrome très grave peut mettre la vie du chat en danger. S'il est relativement rare, il est lié à des souches hypervirulentes de calicivirus pour lesquelles des cas sont apparus en Europe (en Angleterre et en France) mais surtout aux Etats-Unis.

En termes de vaccination, le problème posé par l'existence de nombreux variants de calicivirus, et donc avec apparition de nouvelles souches, est de s'assurer que l’animal soit bien protégé contre le maximum de versions du virus qu'il pourrait rencontrer. Et là, à la différence de la grippe chez l'homme, la médecine vétérinaire n'a pas le même rythme (et les mêmes moyens!) que la médecine humaine, et la mise au point de nouveaux vaccins ne va pas forcément à la même vitesse que les mutations du virus. Néanmoins, les choses évoluent en la matière, et de nouveaux vaccins ciblent des souches récentes et prévalentes.

Dans les principaux vaccins commercialisés en France, on retrouve la souche Cornell F9 qui a été isolée en 1958 (souche ancienne) est utilisée dans les vaccins vivants atténués mais ces derniers ne présentent qu’une protection modérée contre les variants les plus récents, la souche 255, moins « ancienne » puisque isolée en 1970 est utilisée pour les vaccins à agents entiers inactivés, les souches 431 et G1, plus récentes (1999) qui sont éloignées l’une de l’autre et permettent donc un spectre de protection plus large.

Une autre particularité des calicivirus, à la différence de l'herpès virus, est leur résistance importante dans l'environnement: ils peuvent survivre "à l'air libre" pendant plus d'une semaine. Ainsi, on peut "ramener" des calicivirus à la maison si, par exemple, on a câliné un chat excréteur avant de rentrer prendre le sien dans ses bras.
Enfin, ils jouent un rôle dans les gingivites et stomatites chroniques et, par précaution, l'utilisation de vaccins vivants modifiés, même après extraction des dents (une mesure souvent nécessaire en cas de gingivito-stomatite chronique), est contre-indiquée.


L'herpèsvirose
L'herpèsvirose (ou rhinotrachéite) féline, due à l'Herpesvirus félin (FHV) est incriminée dans 40% des cas de coryza, elle est en outre la première cause de conjonctivite et de kératite chez le chat. L'épidémiologie est dominée par la persistance du virus chez les animaux infectés (infection latente durant laquelle l'ADN viral se maintient, sans se répliquer sous forme d'ADN épisomal). Les animaux contagieux sont les chats exprimant cliniquement la maladie à l'issue d'une primo-infection, et les porteurs latents en phase d'excrétion. Ces derniers représentent la part la plus importante et permettent la persistance enzootique de l'infection. La réactivation virale est déclenchée par des événements variés tels qu'un stress (généré par des conditions d'élevage défavorables, une intervention chirurgicale, un voyage ...), une maladie intercurrente ou une modification du statut physiologique (chaleurs, gestation, mise à bas. En raison de la fragilité du virus dans le milieu extérieur, l'infection se transmet essentiellement par les contacts directs entre les animaux. L'infection néonatale des chatons par leur mère est fréquente, mais souvent retardée par l'immunité colostrale. La vaccination contre l'herpèsvirose est indiquée chez tous les chats, en particulier ceux qui vivent ou transitent dans des collectivités, comme les élevages, les pensions ou les chatteries, Les chats disposant de jardins où de nombreuses rencontres sont possibles, sont aussi exposés et doivent être vaccinés. Lors d'introduction dans un effectif, il serait souhaitable de procéder à un rappel vaccinal 1 à 2 semaines avant l'entrée effective dans la collectivité. La calicivirose est due au Calicivirus félin (FCV), L'émergence des nombreux variants antigéniques isolés sur le terrain, leur persistance chez les chats vaccinés (variants échappant à la réponse immunitaire générée par la vaccination) et parfois la circulation simultanée de plusieurs variants dans un effectif de chats, expliquent la prévalence élevée de cette maladie. Après infection, les chats peuvent excréter le virus pendant 4 à 10 semaines. Au mode de transmission classique par contact direct, de nez à nez, s'ajoute une transmission indirecte rendue possible par la persistance du virus durant plus d'une semaine dans les locaux et sur le matériel. Les données précédemment évoquées permettent de comprendre que si la vaccination peut être utile pour prévenir la maladie aiguë ou réduire les signes cliniques, elle n'empêche ni l'infection des chats, ni l'excrétion virale, ni l'installation d'une infection chronique. Les échecs de vaccinations peuvent aussi amener le praticien à s'interroger sur l'adéquation des souches vaccinales aux souches de terrain. La vaccination contre la calicivirose n'en demeure pas moins une nécessité, en particulier chez les chats qui vivent ou transitent dans des collectivités, comme les élevages, les pensions ou les chatteries. Un renforcement du programme vaccinal peut être dans ce cas utile pour tenter de réduire l'excrétion virale et réduire la pression infectieuse.
Les vaccins contre le coryza du chat sont des vaccins bivalents associant toujours les valences "rhinotrachéïte" (FHV) et "calicivirose" (FCV). Ils peuvent être présentés isolément ou associés à d'autres valences.
L'herpès virus félin est aussi le premier responsable de kératite (irritation de la cornée) chez le chat, laquelle peut être chronique. Il peut, dans les cas plus complexes, entraîner des problèmes oculaires importants (ulcération de la cornée par exemple) ou évoluer en pneumonie.
L'herpès félin n'est pas transmissible à l'homme (pas plus d'ailleurs que l'herpès humain n'est transmissible au chat).

La leucose
Cette maladie contagieuse est due au virus Leucèmogène Félin (FeLV).
La contamination a lieu par contacts directs, nez à nez, par l’intermédiaire des écuelles et des litières ainsi que par morsure. Elle n’est en aucun cas transmissible à l’homme.
Elle se manifeste par une perte de poids de votre chat, une anémie, l’apparition de ganglions et quelquefois de tumeurs aux reins. Les chats jeunes sont plus sensibles à ce virus. la résistance à cette maladie augmentant significativement avec l'âge (sans pour autant dispenser de vaccination !). Maladie grave et souvent mortelle, la leucose reste assez prévalente chez les chats qui sortent et dans les « collectivités félines »pour lesquels le dépistage (par prise de sang) et la vaccination sont donc indispensables.
Il existe depuis 1986 un vaccin permettant de protéger une majorité des animaux contre une virémie persistante. La vaccination s'adresse à tous les chats non infectés susceptibles d'entrer en contact avec des animaux de statut inconnu. Elle est particulièrement requise avant toute introduction dans une collectivité féline.
Le programme vaccinal comporte deux administrations espacées de 3 à 4 semaines chez les chatons à partir de l'âge de 8 à 9 semaines, avec rappel annuel.

Chlamydiose (ou chlamydophilose)
La chlamydiose touche surtout les yeux, et se présente principalement comme une conjonctivite, éventuellement associée à un rhume.
Les chatons y sont particulièrement sensibles ; chez eux, les symptômes sont particulièrement aigus. Il est très fréquent que des chats ayant été en contact avec des chlamydiæs en restent porteurs asymptomatiques et "rechutent" de loin en loin car il est rarement possible de la traiter définitivement.
Le fait que la chlamydia soit une bactérie (Chlamydophilafelis) change la donne en terme de vaccination puisqu'elle peut être combattue par antibiotiques. Le vaccin contre la chlamydia, quant à lui, permet de limiter l'expression des symptômes, mais sans empêcher l'infection et l'excrétion.
Aussi, face à cette alternative, la valence chlamydiose appartient-elle aux vaccins "optionnels" et le choix de vacciner ou non son ou ses chat(s) contre cette maladie dépend-il de chaque situation, en fonction notamment des risques que votre coon préféré y soit exposé : accès extérieur, nombre de chats, et, surtout, présence ou non de cette bactérie chez ses chats, à décider de concert avec son vétérinaire.
Avec une résistance à l'air libre de quelques heures à quelques jours, la chlamydiose peut éventuellement être transmise indirectement. (le câlin au minou du coin est à éviter même si partant d’un bon sentiment…) quoique cela soit peu fréquent.
La chlamydiose féline peut, parfois, être transmise à l'homme. C'est rare et bénin, mais ceci pour souligner simplement l'importance de se laver les mains après avoir soigné les yeux de son chat !
Votre vétérinaire peut protéger votre chat contre toutes les principales maladies respiratoires (rhinotrachéite, infection à calicivirus, chlamydiose) et la panleucopénie avec un seul vaccin. La vaccination devrait débuter entre 7 et 9 semaines suivie à 3 mois et ensuite annuellement.


Les différents types de vaccins : vaccins vivants, vaccins inertes, vaccins moléculaires

Le rôle des vaccins qui sont des produits biologiques qui retiennent de l’agent pathogène l’essentiel de son pouvoir immunogène est de faire connaître l'antigène de tel ou tel agent infectieux au système immunitaire. Il y a plusieurs façons d'introduire cet antigène et il existe ainsi plusieurs familles de vaccins :

- les vaccins à agents vivants, atténués ou modifiés : ils conservent un certain pouvoir infectieux, ils envahissent l’organisme et autorisent ainsi une excellent imprégnation immunitaire ; cependant, l’existence d’un pouvoir pathogène résiduel n’est pas à exclure ;

- les vaccins à agents tués ou inactivés : on a une abolition pure et simple de toute virulence, toutefois l’immunité qu’ils induisent doit être soutenue par une augmentation des titres antigéniques, l’addition d’un adjuvant et la multiplication des sollicitations vaccinales ;

- les vaccins dits purifiés ou de sous-unités : la réaction immunitaire induite est faible et ils sont coûteux, mais ils peuvent être utilisés chez la chatte en gestation ;

- les vaccins obtenus par génie génétique ou vaccins recombinants : ces vaccins permettent de distinguer les anticorps vaccinaux des anticorps post-infectieux.


Vaccins à agents vivants atténués
Le principe est simple : le vaccin va introduire dans le corps le « microbe » concerné, qu'il s'agisse d'un virus, d'une bactérie, etc (agent vivant), mais celui-ci a été privé de son pouvoir pathogène (atténué).
"Vivant", l'agent pathogène-dépathogènisé garde la capacité de se multiplier, et le système immunitaire a tout loisir d'apprendre à le reconnaître durant cette "simulation » d'infection, et ce, sans en subir les "dommages collatéraux", les symptômes.
Au niveau des avantages, les vaccins à agents vivants atténués tendent globalement à induire une immunisation forte et durable étant donné qu'ils miment des conditions très proches de l'infection naturelle. La protection qu'ils entraînent tend aussi à se mettre plus rapidement en place. Ils assurent schématiquement une meilleure immunité locale (au niveau des muqueuses!). Enfin, pour la primo-vaccination des chatons, les vaccins vivants surmontent mieux l'immunité colostrale résiduelle.
Réciproquement, au niveau des inconvénients, ils peuvent, parfois (c'est rare), garder un pouvoir pathogène résiduel et donc entraîner en réaction une partie de l'infection en question chez des animaux faibles. Aussi, ce type de vaccin est contre-indiqué chez les animaux immunodéprimés et, par précaution, chez les très jeunes chatons (moins de 4 semaines).

C'est surtout pour les valences coryza (herpès/calici) et chlamydiose, pour lesquelles le vaccin ne permet pas d'empêcher totalement l'infection mais seulement de la limiter, que l'éventuelle virulence résiduelle des agents vivants rend le choix de leur utilisation fortement dépendant du contexte. A titre « schématique », pour un groupe de chats qui est exempt de calicivirus, on pourra préférer un autre type de vaccin, pour éviter l'éventuel problème de la "création" de porteurs asymptomatiques dans un groupe où le germe était absent. Dans un groupe de chats sans chlamydiæ, on renoncera par exemple à la valence. A l'inverse, pour un chat qui a de forts risques d'être exposé à ces microbes, comme, par exemple, dans un groupe de chats où ces germes sont déjà présents, ce type de vaccin pourra constituer une "arme de choix" (et c'est ainsi, par exemple, que la valence chlamydia est globalement "réservée" aux groupes où cette bactérie pose des problèmes persistants). Chaque cas étant particulier, ce type d'évaluation ne peut être faite que par votre vétérinaire…

En France, on trouve commercialisés, par divers laboratoires, des vaccins à agents vivants atténués pour les valences :
Coryza - Herpès virus, Coryza – Calicivirus, Typhus et Chlamydiose


Vaccins à agents inactivés
Le « microbe » qui est introduit a été, cette fois, tué au préalable. Il n'a donc plus de pouvoir pathogène résiduel mais il n'a de ce fait plus de capacité à se multiplier de sorte que la simulation est moins proche de ce qui se passe réellement. Schématiquement, ils mobilisent moins le système immunitaire, tous ses acteurs n'étant pas aussi sollicités.
Aussi, les vaccins tués sont-ils fréquemment adjuvés, l'adjuvant ayant alors un rôle de "catalyseur" favorisant la bonne présentation des antigènes et la mise en place d'une réaction immunitaire spécifique. Des vaccins plus récents parviennent à faire l'économie de l'adjuvant.
Cependant, les bénéfices/risques sont inversés par rapport aux vaccins "vivants".
En termes d'avantage, les vaccins à agents inertes ne présentent plus le risque d'une virulence résiduelle et de l'éventuel problème de la "création" de porteurs chroniques asymptomatiques.
Réciproquement, l'immunité qu'ils induisent est globalement moins durable, plus modérée... et donc plus exigeante en rappels. L'immunité locale (au niveau des muqueuses) est également moindre. La présence d'adjuvants entraîne parfois une réaction inflammatoire locale. Enfin, pour la primo-vaccination des chatons, les vaccins tués sont facilement contrecarrés par les anticorps maternels, ce qui suppose, pour une immunisation optimale, qu'ils soient administrés après la disparition de la protection colostrale.

A titre indicatif, les différents vaccins à agents entiers inactivés commercialisés en France par divers laboratoire concernent les valences :
Coryza – Calicivirus, Coryza - Herpès virus, Typhus, Leucose, Chlamydiose et Rage


Vaccins à agents sous-unitaires
Ils sont également de type inactivé, mais, cette fois, ce n'est plus "tout" le virus ou "toute" la bactérie qu'on introduit, mais seulement un "bout" de cet agent infectieux ; il s'agit des portions antigéniques du microbe, celles qui lui servent de "papiers d'identité" que le système immunitaire apprend à identifier spécifiquement.
Les vaccins de sous-unités sont adjuvés, pour les mêmes raisons que les vaccins à agents tués "classiques".

Les agents introduits dans l'organisme étant débarrassés de toutes "portions indésirables" des microbes, ces vaccins tendent à limiter le "coup de pompe" post-vaccinal qu'on peut parfois observer. En théorie, ils peuvent même être inoculés à des femelles gestantes en cas de besoin.

A titre indicatif, les différents vaccins à agents sous-unitaires inactivés commercialisés en France par divers laboratoire concernent les valences :
Coryza - Herpès virus et Leucose


Vaccins recombinants
Avec ce type de vaccins, on entre de plein pied dans le domaine du génie génétique.
Sous l'étiquette de vaccins recombinants, on range tous les vaccins qui font appel au matériel génétique du « microbe ». Il peut s'agir, par exemple, de priver ce dernier des gènes qui font sa virulence (l'idée étant d'obtenir un vaccin vivant modifié, avec une maîtrise plus grande du problème de la virulence résiduelle). Une autre approche consiste, par exemple, à isoler le gène qui code pour sa fraction antigénique : le principe est le même que pour les vaccins de sous-unités, mais cette fois, ce n'est plus une partie du « microbe » qui est introduit, mais le gène qui sert à le fabriquer. Ce gène est introduit via un vecteur, un "faux microbe" pas dangereux : ce sont les vaccins vectorisés.
Les vaccins recombinants représentent la "nouvelle génération" vaccinale. Le but est d'élaborer des vaccins qui combinent efficacité ciblée et forte innocuité, le tout sans avoir besoin d'adjuvant.

Les différents vaccins à agents recombinants commercialisés en France par divers laboratoires concernent la leucose.

Synthèse sur les vaccins

Il existe désormais des vaccins pour les viroses principales du chat, à l’exception du FIV. En effet, le FIV appartient à la famille des rétrovirus. Or ce rétrovirus présente une variabilité génétique très importante. En conséquence, en raison de la diversité des souches, la difficulté rencontrée pour fabriquer chez l’homme un vaccin actif contre toutes les souches de HIV se retrouve de la même façon chez le chat à l’encontre du FIV. Le vaccin contre la PIF n’est pas disponible en France.

Concernant les maladies parasitaires, la recherche de vaccins efficaces se heurte à la nature même de leurs cibles potentielles. Confrontés à la résistance de leur hôte et contraints de s’adapter à la réaction immunitaire qui s’oppose constamment à leur survie, les parasites se sont dotés de moyens efficaces pour y échapper : arrêt provisoire du développement chez les helminthes, colonisation des lymphocytes et paralysie du lysosome par les leishmanies, changement de configuration antigénique d’autres protozoaires. Dans ces conditions, le choix de l’antigène vaccinal et les modalités de l’immunisation sont difficiles à définir. Ils expliquent la lenteur des progrès dans ce domaine malgré des réussites évidentes. Le seul vaccin actuellement disponible en France est le vaccin anti-babesia.


Vaccins disponibles en France pour les chats

Vaccins disponibles
Maladie
Souche vaccinale
Type de vaccin
Remarques
Rage Virus de la rage Inactivé Obligatoire pour voyager
Panleucopénie féline
ou typhus
Parvovirus félin (FPV) Inactivé / Vivant atténué Les vaccins disponibles, utilisés correctement et à l’âge adéquat, protègent complètement contre la maladie.
Pas chez les chattes gestantes :
La vaccination de la femelle pendant le dernier tiers de la gestation ou des jeunes de moins de 4 semaines peut induire une hypoplasie cérébelleuse.
Calicivirose féline Calicivirus félin (FCV) Inactivé / Vivant atténué La vaccination contre le coryza contagieux diminue l’intensité des signes cliniques déclenchés par une épreuve respiratoire avec un virus virulent mais elle ne les abolit pas totalement
Rhinotrachéite féline Herpèsvirus félin de type 1 (FHV) Inactivé / Vivant atténué
Chlamydiose Chlamydophila felis Vivant atténué
Leucose féline Feline leukaemia virus (FeLV) Inactivé / Recombinant Très recommandé pour les chats vivants à l’extérieur.
Il est conseillé de vérifier la séronégativité de l’animal avant de vacciner.

Maladies ne bénéficiant pas (encore) de vaccin (en France)

Nous avons vu que de nombreuses maladies peuvent être évitées ou limitées par la pratique de la vaccination. Malheureusement, pour certaines d’entre elles, il n’existe aucun vaccin (du moins en France).

Le FIV (virus de l'immunodéficience féline) est aussi appelé "sida du chat", par la proximité des symptômes avec ceux de cette maladie. C'est une maladie grave, incurable, souvent mortelle.
Il existe plusieurs variants du virus (cinq). Un vaccin existe aux Etats-Unis et au Canada mais ce dernier n’a pas d'autorisation de mise sur le marché en France. Ce vaccin est en effet efficace contre le variant B, mais pas contre le variant A, plus virulent (ces deux variants sont ceux qui sont dominants dans notre pays).

La PIF (péritonite infectieuse féline) ne se transmet pas directement : il s'agit d'une mutation de coronavirus bénins, très fréquents. Là encore, un vaccine existe aux Etats-Unis, mais il n'a pas non plus d'autorisation de mise sur le marché: il est en effet efficace uniquement pour des chats de plus de 16 semaines, qui n'ont jamais été en contact avec des coronavirus, ce qui n'est pas la situation la plus fréquente.

Mais l'existence de ces vaccins à l’efficacité encore limitée contre ces maladies laisse espérer le développement de vaccins performants dans l'avenir, plus ou moins proche...


Quand vacciner un chat

A partir deux mois, un chaton peut être vacciné car à cet âge, les anticorps transmis par le lait maternel ne le protègent plus. Le chaton devient vulnérable aux maladies. Le chaton devra être qui lui fera deux injections à un mois d'intervalle. Par la suite un rappel annuel est nécessaire. Votre vétérinaire est la personne ressource par excellence pour tout ce qui a trait à la santé de votre chat, n'hésitez pas à lui poser des questions.
De plus, les défenses immunitaires du chat baissent avec l’âge. Ne négligez donc pas ses vaccins même s’il est vieux…


Les rappels et leur fréquence :
Seul un animal en bonne santé peut être vacciné. Le vétérinaire est le seul habilité à vacciner votre petit compagnon après l'avoir ausculté.
Les rappels sont obligatoires pour assurer la bonne immunité de votre chat, et il est impératif respecter d’en respecter les dates.
Traditionnellement, ils se font annuellement. Cependant, entre le gain en efficacité des vaccins récents et le développement d'études de longue durée sur la protection vaccinale, la vaccination de votre coon tend à se rapprocher de ce qui est pratiqué en médecine humaine : une vaccination plus personnalisée, avec des rappels plus espacés (selon les pays). Pour la valence coryza (herpès/calici), les études sur l'immunité de longue durée ont montré que les chats vaccinés (tant avec des vaccins tués que vivants modifiés) restaient protégés jusqu'à 3 à 4 ans. Pour les chats à faibles risques d'exposition notamment, les rappels devraient tendre de plus en plus à être espacés à une fois tous les 3 ans (selon le pays).
Le vaccin contre le typhus est non seulement un des plus efficaces mais de ceux qui offrent la protection la plus durable, puisque des chats ont prouvé qu'ils étaient toujours protégés 3 ans après leur vaccination, et jusqu'à 7 ans après. Là aussi, les rappels tendent à être espacés à tous les 3 ans (ou bien sûr, en cas d'épidémie, "à la demande", fonction du pays, des différences de protocoles pouvant exister).
Il ne semble pas qu’il y ait d'étude sur l'immunité de longue durée pour la leucose. Les différentes recommandations oscillent entre le maintien du rappel annuel et un espacement à une fois tous les deux ans.
La réglementation pour le vaccin antirabique n'est pas encore uniforme au niveau européen.
En France, le rappel doit être fait annuellement pour que le chat soit considéré comme protégé (même s'il est possible de le vacciner "à la demande" en fonction des déplacements, un mois à l'avance). Ironiquement, pour exactement les mêmes vaccins, d'autres pays ne demandent qu'un rappel tous les 3 ans. Une harmonisation à venir permettra sans doute de simplifier les choses…

Enfin, le choix des vaccins à administrer ou non, hormis les valences "pour tous" (coryza & typhus), est vraiment entièrement dépendant des risques d'exposition du chat, et donc de son mode de vie. Le chat « routard » recevra quelques piqûres supplémentaires par rapport à son ami le « pantouflard »… Age, historique des vaccinations précédentes (types de vaccins, réactions éventuelles...) et état de santé du chat entrent également dans l'équation.
Bref... consulter votre vétérinaire préféré…..