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L'alimentation de nos amis félins fait souvent l'objet de vastes débats, chacun ayant un avis sur la question ......

Alors cuisine "maison", alimentation humide ou croquettes (voire une combinaison de deux ou des trois possibilités) ?

Il faut savoir que, comme celle de tous les chats, l'alimentation d'un Maine Coon, félin lourd aux os forts et longs, doit être parfaitement équilibrée et de qualité afin d'en assurer la croissance et le bon développement.

L'apport d'énergie qui dépend de la composition de la ration va dépendre de l'âge, de l'activité et du sexe de l'animal. On peut concevoir que les besoins ne seront pas les mêmes pour un chaton, un mâle vivant à l'extérieur, un chat neutré "d'intérieur" ou une femelle en gestation. Il n'existe d'ailleurs pas un aliment qui puisse convenir à tous les chats d'un élevage; à chaque chat correspond un aliment adapté à ses caractéristiques.....

Le chat est un carnivore strict (mais son alimentation ne doit pas se composer de viande seule !) qui capture et mange seul ses proies. Chacune de ces dernières ne couvre qu'une petite partie de ses besoins. De ce fait, un chat "d'intérieur" a tendance à fractionner sa prise alimentaire, de jour comme de nuit en allant manger en moyenne de 10 à 20 fois par 24 heures, selon les races, lorsqu'un aliment sec est laissé en "libre service". Certaines races, dont le Maine Coon, ont une vitesse d'ingestion importante ce qui peut présenter des inconvénients : risque de régurgitation, d'apparition de plaque dentaire et de gingivites. Certains fournisseurs d'aliment sec prennent en compte ces caractéristiques et fournissent des croquettes adaptées (dans le cas présent, au niveau de la taille) pour amener le chat à croquer.

Il sera important, pour favoriser le comportement alimentaire de votre compagnon, de respecter quelques règles de base :

Eloigner l'aire d'alimentation de la litière, éviter les "gamelles" doubles "eau/croquettes", préférer les récipients en faïence ou en inox aux récipients en plastique et laisser les aliments en libre-service (plus facile avec les aliments secs) tout en surveillant la quantité totale consommée par jour (risque d'avoir un chat de type "Garfield" après ingestion de lasagne.....). L'appétence étant une condition sine qua non pour que le chat ingère bien l'aliment qu'on lui propose, il est important de choisir un conditionnement adapté afin de limiter le risque de perte d'appétence une fois le sac ouvert (toujours dans le cas des croquettes....)

L'alimentation "maison", toujours possible, nécessite un choix judicieux des matières premières, un calcul précis des proportions pour déterminer l'apport énergétique, une conservation prudente et donc une préparation fréquente et enfin et surtout une complémentation minérale et vitaminique appropriée.

Pour les personnes désireuses de s'orienter vers ce choix, il existe un site pour obtenir des recettes et se procurer les complèments mentionnés ci-dessus : http://www.cuisine-a-crocs.com/

Pour les aliments "industriels" les valeurs nutritives sont généralement mentionnées sur les emballages. Différentes formules ont été établies pour évaluer le besoin énergétique du chat (les personnes ayant suivi la formation CETAC en savent quelque chose....). On considère que le besoin énergétique d'entretien (BEE) est de l'ordre de 60 Kcal par kg de poids de corps. cependant cette valeur est à moduler en fonction des exigences de chaque animal. Ces 60Kcal sont à majorer d'un coefficient 1.1 à 1.2 pour un animal actif, ayant accès à l'extérieur, et à minorer d'un coefficient 0.8 à 0.9 pour un chat "calme" et de 0.6 à 0.8 pour un chat "très calme", neutré ou en surpoids.

Attention, ce calcul doit se faire en fonction du poids idéal ou "poids de forme" (et pas des formes !) de votre compagnon. Ceci nécessite donc des pesées régulières et de procéder de façon régulière à une palpation des côtes et des reliefs osseux. Ces derniers doivent être nettement palpables...(sans pression des doigts sur le chat !). Pour la chatte gestante, l'objectif moyen est de 100 à 120Kcal avec une augmentation qui devra être progressive et précoce, et suffisante pour anticiper un fort amaigrissement ultérieur . Pour la période de lactation (au pic de production), ce besoin énergétique sera de l'ordre de 150 à 200Kcal. Pour le chaton, des "mises en équation" ont également été réalisées (en tenant compte du poids du chaton au temps t et au poids estimé à l'âge adulte; pas simple pour le Maine Coon....) qui ont conduit aux résultats suivants:

 

0 à 10 semaines : 250 Kcal/kg poids vif
10 à 20 semaines : 130 Kcal/kg
20 à 30 semaines : 100Kcal/kg
30 à 40 semaines : 80 Kcal/kg

Si pour des raisons diverses (vacances, rupture de stock, changement pour raison médicale), vous êtes amenés à un changement alimentaire, ce dernier devra être progressif (idéalement sur 10 jours, surtout si humide vers sec) avec une vérification de la consommation du nouvel aliment et de l'eau si passage d'un aliment humide à un aliment sec.

Les aliments "industriels" qu'ils soient secs (croquettes) ou humides sont aujourd'hui de qualités diverses (pas toujours en relation directe avec le coût !). En adoptant des produits de qualité (de type "Premium"), ces derniers intégrent maintenant tous les éléments nécessaires pour une alimentation équilibrée, avec apport d'oligo-éléments (fer, cuivre, zinc, manganèse, iode, sélénium,..) , de macro-éléments (calcium, potassium, phosphore, sodium, magnésium,...), de vitamines (A, B, C, D, E, K), acides gras, acides aminés (dont la taurine) que le chat ne peut pas synthétiser. Il est à noter que l'on peut nourrir un chien à l'aide de produits pour chats, l'inverse pouvant susciter de graves maladies, seuls les aliments "industriels" pour chat étant enrichis en taurine.

Sur un plan économique, les produits humides sont plus onéreux que les aliments secs (de 20 à 200€/an/chat en sec et de 70 à 700€/an/chat en humide)

 

On ne peut pas parler d'alimentation sans parler du nutriment le plus essentiel à la vie : l'eau.

Malgré une réputation de "petit buveur", un chat peut survivre beaucoup plus longtemps sans manger que sans boire. Il faut cependant l'encourager à boire, avec un renouvellement d'eau fréquent, afin d'éviter le risque de précipitation de cristaux et de formation de calculs.

Un chat s'abreuve en fonction de son rythme alimentaire soit en moyenne de 10 à 20 fois par 24h si l'aliment est en libre service. Un chat vivant en conditions climatiques tempérées à un besoin journalier d'environ 40 à 60 ml d'eau par kg de poids corporel.

Lorqu'un chat consomme un aliment "humide" contenant en moyenne 80% d'eau il boira peu, voire pas du tout. Par contre, dans le cas d'un aliment "sèche", il devra boire environ l'équivalent de deux fois le poids de croquettes consommées.

Nos très chers Coons se feront donc une joie de boire "à la patte", voire directement au robinet !